Castillon-la-Bataille. La Caravane de l’emploi solidaire a fait étape

Actualités. À l’occasion du Tour de France du Plein Emploi Solidaire, la Caravane Solidaire s’est arrêtée  le 24 avril et a découvert la ville.

Les habitants de la commune signent ensemble la lettre adressée au Président

La ville de Castillon la Bataille a reçue dès le matin du mercredi 24 avril, à 11H, La Caravane Solidaire. Arrivée sur la Place Jouanno avant qu’elle ne parte sillonner toute la ville. Sensibiliser la privation durable d’emploi et ses solutions, puis partager les témoignages. Un tour de ville a ainsi permis « d’informer tous les habitants de l’évènement d’aujourd’hui » raconte Céline Blouin, salariée CastiLab. Une fois le tour terminé, la conductrice Ilona Weinans rejoint les élus et le maire de Castillon, Jacques Breillat.

 « Un salaire plutôt qu’une allocation »

Aux alentours de midi, Ilona Weinans, assistante de direction du plein emploi solidaire, le maire et les élus, débutent la conférence. « Le droit à l’emploi, c’est ce que nous rappelle le passage de la caravane aujourd’hui. » dit très sérieusement le maire. La venue de la caravane est une confirmation que la ville de Castillon se rapproche de son objectif. Supprimer la privation d’emploi sur le territoire. Grâce à la création il y a trois ans de l’entreprise Castilab, des habitants privés d’emploi sont réinsérés. Pour clore la réception, la lettre écrite au Président de la République réfléchie par les acteurs de la ville et le maire, a été lue. Des revendications concernant la loi du droit au travail et le plein emploi solidaire sont exprimées. Une forte conclusion : « Un salaire plutôt qu’une allocation. » Tous, habitants et acteurs, ont été invités à signer la lettre.

 « Changer le regard donné aux demandeurs durables d’emploi »

L’autre objectif de cette mobilisation autour de l’emploi solidaire est de palier aux soucis psychologiques que ce problème entraine. La privation d’emploi crée « un regard dur » et des remises en question autour « de notre rôle dans la société », exprime le maire de Castillon. « Il faut changer le regard donné aux demandeurs d’emplois. On les met au banc de la société mais ils ont la volonté de travailler ! » exprime Céline. Gilles Aragon, salarié Castilab ajoute même que « le monde de l’entreprise doit changer sa vision, notamment sur le handicap et la différence. »

« Ça nous paraissait utopique mais aujourd’hui c’est une réalité » annonce fièrement Jacques Breillat. La veille, grâce à la mise en marche du projet CastiLab, un magasin Biologique a ouvert ses portes. « Avoir un travail qui a du sens et avoir toujours envie d’apprendre, c’est la résolution de l’expérimentation CastiLab. » rejoint Marie Van Oostveen, la présidente de Castilab. Cette boutique-crêperie Bio, située Rue du bourg de la Bastide a crée une nouvelle activité pour leurs salariés EBE (Castilab : Entreprise à But d’Emploi). Gilles Aragon est ancien cadre pour la chaîne Biocoop, en région parisienne. Il explique qu’il s’est retrouvé privé d’emploi durant trois ans. Il est arrivé sur la ville de Castillon la Bataille et a pu retrouver un emploi en « poussant la porte de Castilab. » Et « après quatorze mois de travail, pour préparer la boutique, elle a ouvert hier. » affirme-t-il satisfait. Céline Blouin a, quant à elle, pu profiter des formations proposées par Castilab, en commerce et en communication. Cela lui a permis d’approfondir son activité d’origami.

 

Une lutte solidaire contre la privation durable de l’emploi auquel prend activement part la ville de Castillon. Cette journée de réception de la Caravane n’est qu’un grain de sable dans l’ensemble des actions mises en place par la ville et sur le territoire. Une expérimentation encore en cheminement mais qui fait déjà ses preuves auprès des habitants.

 

 

Pourquoi la Caravane Solidaire encadré

Le Tour de France de la Caravane Solidaire est organisé par l’association Plein Emploi Solidaire. Il a débuté son tour le 28 mars aux Ponts de Cé, de là où vient l’association. La Caravane va ensuite aller de territoires en territoires jusqu’au 30 juin, pour finir à Paris. 60 étapes traversées, pour rappeler que le territoire visité est un territoire de plein emploi solidaire et qu’il rompt avec la privation d’emploi. Les principales revendications qu’appuie Ilona Weinans sont que « l’emploi cofinancé/aidé, n’est pas cher contrairement aux idées reçues. […] Le travail ne manque pas et personne n’est inemployable. »  Cette action s’appuie également dans l’opération volontaire « Territoire zéro chômeur de longue durée. » lancée en 2016 par le gouvernement et des partenaires associatifs. La caravane rencontre lors de son périple ces territoires volontaires à l’opération et habilités par le gouvernement.

 

Elodie Sayers

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